J'ai tenu à mettre en ligne le communiqué du président du Front de Libération de l'Etat du Cabinda (FLEC) lu par le docteur Joël Batila, secrétaire général du FLEC, qui réside en France, plus précisément à Grenoble pour que vous compreniez que le Cabinda est un pays occupé militairement par l'Angola sans que personne ne s'en offusque. Le docteur Batila est un ami que je connais depuis de longue date et il faut dire qu'il est un non violent. Serment d'Hyppocrate oblige. Autant je comprends le sentiment d'indépendance qui anime nos frères du Cabinda qui n'ont aucune frontière avec l'Angola, pays à qui ils sont rattachés - sans referendum - à cause de leur pétrole puisqu'une grande partie, sinon la plus grande partie du pétrole de l'Angola provient du Cabinda, autant je désapprouve le mitraillage des innocents joueurs togolais qui n'étaient pas venus pour ça. Nous avons au moins compris le fondement de cette folie : le Cabinda ne voulait pas qu'une partie de la compétition de la CAN se déroule sur son territoire. C'est un acte désespéré d'un peuple abandonné par les Nations Unies qui a trouvé ce moyen dramatique pour faire parler de lui - même si ça n'est pas une excuse. J'aurais souhaité que mes frères du Cabinda ne se rendent pas au stade voirs les matchs. Un boycott était un moyen plus approprié. Et il n'est pas encore trop tard de boycotter la CAN : imaginez, frères cabindais, des stades vides sans spectateurs ! C'est peut-être plus éloquent que le mitraillage d'innocents !
En réalité, il aurait été plus censé de rattacher le Cabinda au Congo car nous avons une frontière commune et surtout, ce sont les mêmes peuplades. D'ailleurs, une partie de la royauté vilie réside au Cabinda. Cependant, si les Cabindais veulent être indépendants, pourquoi s'y oppose-t-on ? L'Angola qui a combattu les Portugais pour son indépendance devrait comprendre cette noble aspiration...